Friday, November 25, 2005

Les horreurs de la traduction


En général, j'essaye de lire les livres dans la langue dans laquelle ils ont été écrits. Les trois exemples ci-après confirmeront la sagesse d'une telle décision.

Premier exemple. Dans un livre de Shirley McLaine, l'auteur raconte une anecdote: elle donnait une conférence dans un grand hôtel et, étant sortie pendant la pause pour aller aux toilettes, elle s'était fait intercepter au retour par un garde de sécurité. Comme elle avait oublié son badge d'identité («my ID» en anglais), elle n'a pas pu convaindre le garde de la laisser rentrer pour reprendre son exposé à la conférence. Le traducteur (ou la traductrice, je ne me souviens plus), n'ayant pas compris le sens de ID, a jugé bon de mettre en bas de page toute une tartine sur l'id et l'ego, Freud, etc.. Mme McLaine avait voulu, par cette anecdote, démontrer que, toute star qu'elle était, il y avait encore des gens qui ne le reconnaissaient pas. Traduttore, Traditore! [Ou en bon français: toute traduction est une trahison]

Deuxième exemple. Lu dans un livre traduit de l'américain: «Mais bien sûr que je vais le lui dire. Et ne m'appelle pas Shirley!». Là, je crois que c'est plus que de la trahison, c'est de l'arriération mentale. Du même ordre que ce dernier exemple: «Comment ça va? lui demanda t-elle en roulant les r.»

Quant à moi, je vous dis: «À bientôt!», en zézayant.

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